Performante

Plus de 85 tonnes de racines par hectare et plus d’1,2 kg de sucre par mètre carré de parcelle… Voilà ce qu’on produits les betteraviers wallons durant la campagne de récolte 2014-15 ! Il s’agit d’un nouveau record, qui traduit bien le rythme soutenu auquel augmente la productivité du secteur : chaque année depuis 2000, la production de sucre par hectare est majorée en moyenne d’environ 270 kg/ha (voir l’évolution du rendement en sucre polarisé par hectare).

Ces performances sont notamment dues à l’évolution des techniques culturales et à l’amélioration génétique, acquises notamment grâce au travail fourni par l’IRBAB et les semenciers.

Locale

La distance moyenne champs-usine des dernières années est de 50 km. Ajoutez-y la distance sucrerie-magasin et vous obtiendrez dans certains cas un transport « de la fourche à la fourchette » inférieur à 100 km !

Le secteur betteraves-sucre procure par ailleurs de nombreux emplois locaux. Ainsi, la production sucrière contribue à la rémunération directe de plus 4 500 ménages wallons (betteraviers et employés de sucreries), sans prendre en compte les nombreux emplois indirects.

Durable

Une culture soucieuse de l’environnement

La betterave sucrière est en Wallonie la tête de rotation culturale dans nombre d’exploitations, avec notamment un impact positif sur la culture céréalière post-betterave en terme de rendement et de diminution du développement de pathogènes (et donc d’utilisation de traitements phytosanitaires).

Du point de vue de l’utilisation des ressources en eau, la betterave a un avantage comparatif certain par rapport à la canne à sucre. Ses besoins en eau sont en effet environ 50% inférieurs à ceux de la canne par unité de sucre produite. En outre, elle ne nécessite pas d’irrigation.

Durant les dernières années, de nombreux efforts ont été consentis pour augmenter la qualité de la production tout en diminuant son impact sur l’environnement. Parmi ceux-ci, on remarquera la diminution des doses d’engrais azotés, la plus grande rationalisation des traitements phytosanitaires et la lutte contre l’érosion.

La mise en place de techniques permettant de diminuer le transport de terre lors des livraisons en usine et d’améliorer la conservation des betteraves avant livraison a aussi fait l’objet de projets spécifiques (cliquez ici pour en savoir plus).

Une transformation sans déchets

L’industrie sucrière est très performante du point de vue de la valorisation des déchets et des dépenses énergétiques.

En effet, durant le procédé d’extraction du sucre, tous les « déchets » produits sont valorisés et sont donc des coproduits du sucre proprement dit :

  • La pulpe, formée des betteraves râpées dont le sucre a été extrait, est un aliment pour bétail très prisé.
  • Les écumes de sucrerie, issues des jus de purification, servent d’engrais aux agriculteurs.
  • La mélasse, provenant des sirops de cristallisation, participe à de nombreuses applications industrielles.

Par ailleurs, les sucreries transforment l’excès de vapeur produite lors de la fabrication du sucre en électricité, qui, outre l’approvisionnement de l’usine elle-même, peut être exportée vers les consommateurs environnant.

Depuis le début du XXIe siècle, de nouveaux débouchés se développent pour exploiter au mieux les qualités de la production betteravière. Outre la production de bioéthanol, la betterave offre un potentiel énergétique très élevé pour la biométhanisation.

 

Sources

Association des Betteraviers Wallons, 2012. Données internes.

Confédération Internationale des Betteraviers Européens, Comité Européen des Fabricants de Sucre, 2010. Secteur Betterave-Sucre Européen et ENVIRONNEMENT, un modèle pour une agriculture et une industrie durable. 54p.